Suite à une visite de l’Atelier Musée de l’Iimprimerie à Malesherbes, dans les locaux du musée l’AMI de M. Maury dans le Loiret, la nécessité est urgente de faire partager cet enthousiasme.
Musée de diffusion et d’appropriation par les publics, dont le motto, ou le mot d’ordre pourrait se résumer parce sologan résonnant comme une évidence : Tout est imprimé ! Cette collection a pu voir le jour par la volonté de M. Maury et le soutien et l’engagement des pouvoirs publics, la motivation d’une recherche de partenaires privés, tous motivés pour faire vivre et témoigner par la communication et la diffusion de l’art, de la langue, du savoir et de l’image imprimés.
Quelques vues et partages de la visite de l’AMI à Malesherbes.


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Le musée de l’imprimerie à Malesherbes joue les couleurs monumentales à l’accueil des visiteurs.
Le hall d’entrée de l’AMI (Atelier du Musée de l’Imprimerie), à Malesherbes est le plus grand espace d’Europe dévolu à la transmission de la culture de l’Imprimerie.
Réunissant une large collection des instruments de productions dédiés au passage de la culture, de l’art, des pensées et du génie humain, par l’imprimerie, rassemblés dans ce lieu.
Lorsqu’on tente d’embrasser en un seul coup d’œil, les variations de couleurs mises en scènes dans un nuancier sensationnel déployé au plafond qui accueille les visiteurs au Musée de Malesherbes dans le Loiret : on doit lever le nez et adopter un angle de prise de vue téméraire





Une grande partie de l’intérêt qui retient l’attention de toutes les générations de visiteurs s’articule grâce la grande variété de supports déclinés, afin d’approfondir une connaissance, développer une information, appuyer un contenu iconographique, soit par une vidéo d’archives, ou en agissant par le biais d’écrans multimédias aux contrôles tactiles . Toutes formes soutenant l’implication de l’interactivité, la donnée moderne primordiale, qui achève de tracer une droite ligne dans la chaîne du passage entre les sens, la culture et l’éducation.
Car c’est aussi le rôle que la filière de l’imprimerie, en ses nombreux métiers, aura tenu comme prépondérant depuis plus de 600 ans, dans les transports du savoir.

La première vision d’ensemble à l’entrée des 5000M2 de locaux qu’offre la perspective de l’atelier invite à se poser, il faudra prendre son temps pour en découvrir toutes les parties.

L’espace des Signes – Jean-Luc Parant 2018, Atelier Musée AMI Malesherbes. Des objets / curiosités / yeux sculptures /ex-voto /masses / orbes, tous objets de papier mâché peints, comme autant de libations dédiées à la curiosité insatiable.

L’une des premières installations qui invite les plus jeunes à prendre un main les signes, par le biais des caractères de l’écriture souligne la diversité consacrant l’intégration comme antidote au malaise que provoquerait la vastitude du monde, peut être également pour introduire aux conséquences positives de la littérature, et le passage de sens qu’offre l’écriture. (On fait moins bien à Disneyland…).



Un autre meuble/installation dans les premiers moments ou à examiner comme conclusion pour les derniers pas de la visite, est la restitution d’une reconstruction de la présumée première presse dîtes de Gutenberg.

Ces vitrines où sont exposés de livres, savoir et origine, délivrent l’importance et l’influence qu’ont ses textes sur les publics.

Un exemple avec la vitrine rassemblant les ouvrages de Jules Verne, où malgré ses visions et le succès de ses éditions, Jules Verne restera incompris malgré l’étendue de son œuvre, la renommée de sa postérité limité aux seuls récits d’imagination pure, censément destinées aux enfants..
La genèse du savoir est ici décryptée. Des objets porteurs de sens dont les cartels nous informent sur l’origine et la date de création de ces outils techniques, invitant à de nombreuses pistes de réflexion, débats ou de discussions.

De nombreux documents iconographiques accompagnent la visite, disposés en très larges tirages polyptyques, ils affichent de nombreux témoignages photographiés de l’époque où les imprimeries étaient de véritables ruches, les ateliers dont la diversité des corps de métiers, les générations rassemblés dans un certain état d’esprit corporatiste par le costume et les accessoires, tels bleu de chauffe et casquette, pour les ouvriers machiniste. Des ruches certes de Bourdons, même si les femmes y tenait de nombreux postes, où toutes les publications scrutées, vérifiées, encadrées, recadrées, corrigées. Et dont la portée des communications et leur influence étaient peignées et leurs teneurs validées après de multiples filtres.


C’est également une histoire des signes, typographiques, celle des poinçons de l’Imprimerie Nationale conservés quelque part, mais rarement montrés. C’est une histoire bis du passage, en terme de transmission, du patrimoine commun universel, et un dossier qui prend la poussière au ministère de la Culture : le cabinet des poinçons suite à la fermeture et à la vente des locaux de l’ancienne imprimerie nationale dans le XVème art de Paris, qui est toujours en suspens..

Les livres présentés symbolisent autant qu’ils contiennent les mémoires, ils transportent et charrient les miasmes d’époques aux opinions délétères, malheureusement pérennes.. Savoir, c’est pour ne pas oublier.



Don Quichotte, grand succès et premier Roman. Livres mémoires aux illustrations brillantes, « Don Quichotte et les brigands »
Gravure dont le dessin est signé H.J. Pisan, le graveur de Gustave Doré.

La matière première de l’imprimé rassemblés en rouleaux gigantesques, semble dompté par ce petit homme dans un cliché qui rappelle « les temps modernes ».
Dix doigts ne suffisent pas pour imaginer toutes les activités et ateliers qui peuvent être menés dans les locaux bis, des ateliers réels pour le coup, annexes aux locaux du musée, ateliers de reliure, lithographie, typographie, centre de recherche etc.



Toute l’histoire de l’imprimé, graphomane, dans de nombreux documents rassemblés en panneau exposent les infinies variations offertes par le génie graphique appliqué aux formats imprimés, publicités, affiches, publications, dépliants.. Ou toute la presse de l’hexagone affichée et comme mise en scène pour une appréhension immédiate et pertinente.

Les plaques lithographiques artistiques, où une restitution en ouvrage d’art de haute exécution, contenus en une bibliothèque des travaux, affiches, publications et multiples d’œuvres issues des ateliers du Lithographe Fernand Mourlot.
Les machines dont le Fonds Pozzoli est l’origine, un collectionneur passionné des mécaniques, sont mises en scène en majesté. On retrouve une rotative Goss, aux magnifiques rouages et rutilants rouleaux qui actionnées rappellent, par la rumeur continue de son fonctionnement, le niveau de nuisance sonore subie et supportée par les imprimeurs et le personnel travaillant dans les locaux professionnels, enchainant les embauches souvent en trois huit, les détails en sont protégés par une vitrine.
Pour d’autres détails, on retrouve les machines aux Griffons d’Or, l’Héraldique d’une animal merveilleux, gardien des sens et des énigmes, une figure ornementale liée à la catégorie sociale et aux activités spécifiques du monde de l’Imprimerie.

Assemblés en protecteur des torsions et manivelles remarquables d’une presse typographique.
Dans une partie de la visite on retrace la saga des éditions de l’imprimeur Balzac qui devient auteur afin de rembourser ses débiteurs, suite la banqueroute de son activité d’éditeur imprimeur.




















